ESCALADE MJC GUILHERAND
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TOPO : Escalades dans le Diois.
Le Glandasse constitue l'extrémité sud du Vercors. Les falaises autour de
ce haut plateau bosselé offrent à la vue des paysages fabuleux. On y
trouve une faune et une flore remarquables. Côté escalade, le Glandasse
propose essentiellement de grands itinéraires en terrain d'aventure. Pour
les couennes équipées, il faut s'arrêter à son pied à
Romeyer
ou à
Valcroissant.
Départ à 7h30 de Valence ce mercredi 20 mai 2020, deuxième
semaine de sortie de confinement, avec les indispensables Arthur et Julien
pour un joli n'importe quoi. Petit déjeuner à Die. On se gare à l’Abbaye
de Valcroissant (Alt 640m), puis on emprunte le sentier du tour de
Glandasse en direction du carrefour des 4 chemins (Alt 1021m) puis du col
de Menil. Après le col, on abandonne rapidement le sentier pour une belle
trace sur la gauche qui monte raide dans la forêt. On laisse sur notre
droite les marques rouges qui iraient droit sur le Pestel et parvenons à
rejoindre le pied des voies Cosa Nostra et Pilier Leprince-Ringuet. On
suit alors le pied de la falaise vers le sud et ce n'est pas simple,
pierriers, pentes raides, courte vire sans issue, ... Le passage du Pestel
est lui aussi compliqué. Ça monte très raide dans un pierrier glissant et
pour passer dessous, une petite escalade est nécessaire mais avec les sacs
chargés pour trois jours, on a préféré passer sur le côté avec un petit
pas exposé mais une suite tranquille. On repère les voies équipées qui se
trouvent sur cette face ouest du Pestel; ça a l'air magnifique mais pas
dans mon niveau. Un petit repas avec vue sur la mer puis on part à la
recherche d'un coin sympa pour installer un bivouac à quelques centaines
de mètres de là sous un petit dévers à l'abri d'éventuelles chutes de
pierres. Un bon repos et direction le projet du jour, une voie en terrain
d'aventure offerte par notre BE préféré, l'Arche Romane.
ARCHE ROMANE
Voie parcourue par J-P. Frésafond, D. Leprince-Ringuet, F.
Valençot le 13 octobre 1963. On y trouve des pitons de différentes
époques, des lunules avec de vieilles cordelettes, quelques plaquettes
mais globalement, le profil de la voie invite à bien compléter
l'équipement. L'arche est spectaculaire et visible depuis la vallée. Pas
de difficulté pour identifier la voie. Son tracé est lui aussi plutôt
évident. On reste dans une large fissure sur le côté d'un pilier pour une
escalade en cheminée.
On monte sur une terrasse pour trouver le départ vers 15h. Julien part
devant avec plusieurs kilos de matériel autour de la taille, pitons,
marteau, cablés, friends (même le numéro 5 qu'il a réussi à utiliser
plusieurs fois). Notre découpage des longueurs n'est pas exactement celui
proposé par les topos.
L1 6a Ça commence à grimper dès le départ. Un pas
athlétique pour rejoindre une première renfougne, on dépasse un
intermédiaire pour trouver un relais à droite d'une niche sur une
plaquette et deux autres points plus légers.
L2 5c puis A1 Fissure cheminée jusqu'à
l'artif pour contourner un bombé sur la droite, vieille cordelette sur
lunule et 3 ou 4 pitons en place. Il faut avoir confiance pour tirer
dessus mais en second, ça va, ça passe. Relais juste après le passage
d'artif sur 2 bons pitons et un spit de 8 reliés par une corde neuve
ajoutée par le Julien.
L3 6b (couplée avec L4 dans plusieurs topos; on s'est
probablement arrêté sur un relais intermédiaire)
L4 6b Fissure cheminée, un pas plus dur à la sortie sous le
relais, relais sur deux goujons de 12. Il est tard, on est fatigué, Julien
qui fait toutes les longueurs en tête a envie de redescendre mais réussit
à se motiver pour rejoindre le sommer du pilier. R4 rappel
L5 6a Longue fissure cheminée qui grimpe tout le long.
Descente en trois rappels grâce aux cordes de 60m. Atterrissage sur la
terrasse à 21h. Une pensée pour le téléphone d'Arthur qui en profite pour
s'offrir un vol de 70 mètres mais qui fonctionne encore un peu...
Bivouac à côté du Pestel. Brochettes. Belle nuit étoilée.
VIRE GLANDASSE
Départ du Pestel tôt le matin. On suit le pied des falaises
vers le sud. La progression est plus facile que la veille et on parvient à
rejoindre plutôt facilement le chemin au-dessus du comptoir à moutons. À
partir de là, il va falloir monter pour rejoindre le plateau et les sacs
sont encore bien lourds. À peine arrivés, nous prenons quelques minutes de
repos, posons nos sacs sous un sapin et partons plus légers vers la vire.
On suit le GR9 jusqu'au grand cairn (1915 m) puis on se
rapproche des falaises dans le vallon qui suit. On tombe sur l'arrivée de
la voie de la veille (Arche Romane) d'où ne débute aucune vire. Un peu
plus au nord, nous commençons à passer sous des falaises dans le petit
cirque suivant et même si ce n'est pas le bon départ, on se retrouve
rapidement en vue du sommet du Pestel.
On suit alors la sente qui longe la falaise en s'appliquant et en assurant
nos pas. Je suis le moins à l'aise des trois mais le terrain est sec, j'ai
un bâton dans la main côté vide et un appareil photo dans la droite. Tout
se passe bien et l'ambiance est grandiose.
La première vraie difficulté est un passage en traversée sur trois ou
quatre mètres. Un relais puis une main courante sont en place. Julien sort
tout de même la corde pour que nous puissions nous assurer. La balade
continue. Le cirque suivant nous amène dans une jolie petite grotte aux
cheminées et puits impressionnants; prudence ici aussi !
Pause pique-nique café et on repart. On arrive sur un grand couloir de
pierres, qu'on descend sur quelques mètres pour trouver une cheminée d'une
dizaine de mètres à escalader (3c, relais sur arbre). Juste après, une
dernière escalade ou désescalade (au choix) et nous pouvons plier la
corde. On se retrouve peu après du côté des rappels de la Cosa Nostra.
Encore quelques petites vires herbeuses entrecoupées d'éboulis puis des
gradins nous ramènent sur le plateau.
À la sortie de la vire, petite visite du plateau pour aller
trouver vers le Nord une jolie vue sur le Veymont et le Mont Aiguille puis
retour sur la bordure Est pour observer les falaises d'Archiane. Arche.
Bouquetins. Arrivée à 19h pour trouver un bivouac. Coucher de soleil
sur le ventou, les trois becs, la vallée de la drôme et du rhône.
Croque-monsieurs et guimauve grillés. Menus lyophilisés. Ciel étoilé.
PIÉ FERRÉ LE DÔME
Levés à 6h, on rejoint le pié ferré pour observer le lever
du soleil. Petit déjeuner au sommet. Caca avec vue à 360. Café à l'eau de
névé puis il faut se décider à descendre. Pliage du bivouac et on attaque
le retour. Descente au pas de la palle où nous décidons de prolonger un
peu le plaisir en passant par le Sud vers le col Fauchard.
Retour. Comptoir aux moutons. Vire. Col Fauchard.
cascade, muguet fleuri, landart, pique-nique au milieu du chemin. Le Fays
953m. On profite des boissons fraîches cachées par Julien dans la rivière
deux jours plus tôt et un bon bain dans le Rieussec conclue cette belle
petite virée.