Ce drôle de relief m'intriguait depuis longtemps en passant
sur l'autoroute vers la côte d'azur. Nous avons enfin fait connaissance et
ce fut épique.
SAMSARA SATVA/GEORGIE. Le 6 octobre 2018
avec Olivier, Arthur, Valérie et Stéphane.
L1 (5a) sur le côté gauche du pilier. Rien de trop difficile
mais les points sont bien espacés et il vaut mieux s'appliquer. -
Arthur
poursuivi par Stéphane.
L2 (5c ou A0) Crux dès le début de la longueur avec un bon pas
de rétablissement dans le conglomérat local. Un galet bougeait mais le
reste semblait bien tenir.
Arthur
juste après le crux -
Stéphane
dans la suite et
Olivier
en fin de longueur.
L3 (5a) Rocher incroyable, le travail de ponçage a dû être
fastisieux pour obtenir le rendu de cette mosaïque. En plus du plaisir des
yeux, l'escalade est sympa; il faut chercher un peu et on continue de
s'appliquer pour ne pas voler retenu par l'ancrage précédent qui est déjà
loin.
Arthur,
Olivier et
Stéphane.
L4 (2b) Nous avons eu la flemme de traverser et de chercher la
suite du coup
Arthur
choisit d'aller tout droit (non équipé) vers le gros arbre (relais)
et la grotte du petit chanteur. (
Valérie
dans l'entrée). Petite exploration de la grotte qui offre quelques
jolies concrétions puis nous nous lançons dans une dernière longueur...
par une petite fissure
L5 (5b) non équipée puis une
dalle
très inclinée sur laquelle on a trouvé deux plaquettes avant de
faire un relais au bord du chemin marron sur un gros bloc.
Nous ne sommes alors qu'au milieu de la face sud de la Sainte Victoire et
plutôt que de rejoindre la crête par un chemin nous choisissons de
continuer à grimper par un secteur voisin : Roque Vaoutarde.
L'ANANAS/L'ANCÊTRE. Le 6 octobre 2018 avec
Olivier, Arthur, Valérie et Stéphane.
Stéphane et Valérie sont aguerris aux parcours en terrain d'aventure mais
pour le reste de la troupe c'est une découverte. Stéphane ouvre donc la
route avec une première cordée et Arthur qui veut s'essayer aussi, prend
la tête de la deuxième en replaçant lui-même l'essentiel des protections.
Bien joué copain !
L0 (4c) En accédant sur ce secteur depuis le côté Est, nous
nous sommes retrouvés à grimper une première longueur dans laquelle
Arthur
s'applique pour poser ses premiers coinceurs jusqu'à un
promontoire.
L1 (4) Nous remontons un couloir sur 10/15m (
Stéphane
assuré par Valérie) puis traversée montante à gauche. Avec nos
cordes de 60m, nous enchaînons
L2 (3) en traversant à gauche puis en remontant un petit
couloir jusqu'à un gros arbre (relais) -
Eric
et Arthur au relais.
L3 +L4 (5) Traversée oblique
sur
la gauche pour trouver un premier piton puis un passage en dalle
pour en trouver un deuxième bien rouillé. Il faut ensuite traverser encore
un peu à gauche
plein
gaz puis on rejoint un dièdre par une section plus facile. Encore
quelques pitons pour le passage dans le
dièdre
qui n'est pas simple avec quelques jolis mouvements mais bien protégé et
on rejoint une terrasse. 60m.
L5 (4c) Arthur me laisse sa place pour cette dernière
longueur plus facile où je profite des protections laissées par Stéphane
en essayant de placer moi-même deux ou trois coinceurs. R5 sur un gros
bloc rocheux. Petite promenade aisée pour rejoindre la crête.
Retour. Il est tard et le soleil va bientôt se coucher.
Pour descendre, la moitié la plus intelligente du groupe suit la crête
vers l’Est pour descendre par le Pas du Clapier (tracé vert) mais Arthur
et moi qui découvrons la Sainte Victoire préférons faire une boucle en
allant jeter un coup d'oeil à la
Croix
de Provence. Mauvaise idée. La croix est bien plus loin que ce que
j'avais imaginé. Nous ne trouvons pas tout de suite le passage dans la
grotte aux hirondelles. Nous perdons ensuite rapidement la trace du
sentier noir et nous retrouvons de nuit dans le vert qui est un enfer à
descendre
.
Il fait nuit, les traces sont discrètes et les erreurs fréquentes. Les
déscalades sont surexposées dans un rocher bien patiné et
nous
sortons plusieurs fois la corde. Nous arrivons épuisés au parking à
22h...